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Gueule de bois à Kiev

Crédit photo : AFP

Les Bleus ont subi la loi de l’Ukraine hier soir dans le premier acte de « Barrages avant Rio ». Sauf que les acteurs de l’Est ont montré plus de qualités que ceux de France. Nasri, Koscielny et consorts paraissent loin d’un premier rôle au Brésil. Et Deschamps n’a pas fait du Molière non plus.

Le constat général est qu’une fois de plus, les Bleus semblent avoir sous-estimé l’adversaire. L’Ukraine n’avait rien à voir avec celle de 2012, ses performances récentes en attestaient. Plus de rigueur, de malice et d’agressivité qu’il y a un an en ont fait une bonne équipe. Les Bleus, eux, n’ont pas été à la hauteur dans l’engagement mais il n’y a pas que ça.

On est chez eux

La virilité de l’accueil local a fait comprendre à l'équipe de France la difficulté de sa tâche. Elle a semblé se plaindre du traitement qu’elle a reçu. Si l’arbitrage a été indulgent, un joueur montre sa maturité en répondant à un défi physique engagé. Les Bleus ont essayé de le faire, mais pas assez. Et quand on rencontre un mur, on peut aussi bien freiner que le contourner.

Un schéma ambitieux, en apparence

Avec Nasri en « 10 », Deschamps partait avec la volonté d’animer le jeu comme lors des deux derniers matchs français. Sauf que Samir s’est vite positionné trop bas, effacé car il n’est tout simplement pas assez fort pour ce poste contre une bonne équipe. L’erreur est autant la sienne que celle de Deschamps, qui n’utilise aucun des milieux de terrain dans le rôle qu’ils ont en club (avec de meilleurs joueurs à leurs côtés, qui plus est). Malgré tout, le raté de l’ancien Marseillais à 1-0 n’est dû qu’à lui-même. Devant, la titularisation de Rémy à droite était aussi discutable. Brillant à Newcastle, il ne joue pas sur le côté. Giroud a essayé mais était trop isolé et Ribéry a buté sur une défense resserrée alors qu’on l’attendait trop comme la solution à nos maux.

L’Ukraine, tranchante et concentrée

Prudente, riguoureuse et en excès de vitesse sur les contres, l’Ukraine n’a pas surpris. Une tactique assez bien gérée par les Bleus en première période malgré quelques fissures à gauche. Le défi était compliqué et les Bleus s’y sont avant tout adaptés. Moins sérieuse après la pause, elle a compris le danger face à l’attaque ukrainienne. La lenteur d’Abidal et les manquements défensifs des latéraux de Deschamps ont conduit à un échec que l’on n’a mal vu venir. Appliqué pendant une heure, Koscielny a alors emmené les Bleus dans sa noyade.

Le Mondial brésilien semble déjà loin pour l’équipe de France. L’été prochain, on verra une recrudescence de Français soutenir le Brésil, l’Espagne ou l’Allemagne, frustrés et faciles à convaincre. À moins que mardi soir, les Bleus soient chauffés à blanc, encouragés comme jamais et aient la part de chance nécessaire pour un exploit. Les grands acteurs ne brillent pas d’un claquement de doigt.

Baptiste Paquelier

Tag(s) : #EDF

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