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L’heure de vérité pour les Bleus

Crédit photo : ATP / Franck Fife

Comme la formule le dit souvent, « on va savoir ». L’équipe de France entame son barrage ce soir en Ukraine. Sous la pression et contre une équipe sûre de ses forces, l’affaire sera compliquée. Avant-match.

L’histoire positive des Bleus face à l’Ukraine ne changera rien, peu importe ce que disent les anxieux pour se rassurer. Un rendez-vous comme ça peut tout juste s’analyser dans le contexte sportif récent. Si les hommes de Deschamps semblent enfin sur une pente ascendante, les Ukrainiens n’ont plus perdu en match officiel depuis plus d’un an. Deux équipes dans le bon tempo mais avec des forces différentes.

Une Ukraine résistante et pragmatique

Ce soir, les Bleus affronteront une équipe solide, attentive voire agressive quand elle en a besoin. Qu’on se le dise bien, l’Ukraine est bien au-dessus de l’Australie, la Biélorussie ou la Finlande. Invaincue pendant les qualifications face à l’Angleterre, deux fois gagnantes face à la Pologne de Lewandowski, les Ukrainiens n’ont pas peur des Bleus et ont des arguments. Bien organisée, la sélection jaune et bleue n’a concédé aucun but lors de ses 5 derniers matchs de groupe. Certes, il y a deux rencontres face à Saint-Marin dans le lot, mais aussi contre la Pologne, l’Angleterre et le Monténégro, loin d’être inférieurs à la triplette Finlande-Géorgie-Biélorussie. L’équipe de Fomenko a trouvé une ligne directrice en 2013, entre prudence et ambition en fonction de l’adversaire. Elle ne prendra pas de risques face aux Bleus et se concentrera sur l’idée de bien défendre avant tout. Devant, le danger viendra notamment de Yarmolenko, grand espoir en train de prendre les clés que l’Ukraine souhaite lui confier. Konoplyanka et Rotan devraient l’accompagner ce soir pour former un trio technique et imprévisible. D’autant plus si les deux ailiers sont inversés, comme c’est parfois le cas côté ukrainien. Et avec Zozulya en numéro 9, trois des quatre joueurs offensifs ukrainiens jouent au Dnipropetrovsk. Idéal collectivement.

Savoir défendre

Pour déjouer les plans de Fomenko, Deschamps appuiera son discours sur le niveau défensif de ses joueurs. Les latéraux, notamment, seront mis sur les rotules. Avec un milieu de terrain sans doute prudent (Matuidi-Pogba-Cabaye), Evra et Debuchy devront répondre présents derrière, ce qui n’est pas leur qualité principale. Dans l’axe, Abidal aussi sera sous les feux des projecteurs au vu de ses dernières copies. Clairement, si les Bleus arrivent à contenir les offensives ukrainiennes, ils devraient obtenir un bon point à Kiev, voire même une image. Offensivement, les derniers matchs des Bleus ont prouvé qu’ils savaient faire, surtout grâce à Ribéry. Reste la capacité de réaction des Bleus, si le match tournait mal. Positif en Espagne et en Biélorussie, le mental des joueurs français pourrait être mis à l’épreuve. Dans le froid, un climat hostile et face à une équipe qui rêve de Rio comme un bambin de Noël.

Pour oublier

En dehors de l'analyse tactique, passer les barrages ferait du bien à l’image des Bleus. Le fiasco de 2010 s’efface, ou du moins se masque peu à peu dans la mémoire des Français. Si certains conservent de fortes rancunes contre cet échec sportif et humain, une qualification pour le prochain Mondial ne pourrait que les aider à passer l’éponge. Car au fond, on les aime ces Bleus, on sait qu’ils ont les moyens de nous rendre heureux. Et c’est pour cela que l’on ne veut plus être déçus.

Baptiste Paquelier

Tag(s) : #EDF

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