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L'OM, une tempête à éviter

Crédit photo : AFP

Humilié en Ligue des champions, mal barré en Ligue 1, dépourvu de réel entraîneur, l’OM est à un carrefour. De nombreuses raisons ont conduit à ce début de saison décevant. Mais il est peut-être encore temps de rattraper les pots cassés.

Il y a encore deux ans, l’OM portait le foot français en Ligue des champions, éliminant l’Inter en huitième mais balafré en quart par le Bayern. Cette saison, le club de Vincent Labrune se fait tabasser sans réagir, ou alors trop peu. Diawara, Valbuena, Mandanda, tous les anciens pestent contre un manque de solidarité évident. Mais dans un groupe peu à peu livré à lui-même, il est difficile d’ambitionner une révolte.

Jeunes perdus

Tout s’annonçait pourtant bien à l’issue de mercato olympien. L’OM a surtout misé sur du sang neuf français, n’hésitant pas à investir plus que ce que lui rapporterait la Ligue des champions. Payet, Imbula, Mendy, Thauvin et Lemina sont arrivés avec l’ambition de booster un effectif inattendu deuxième de l’exercice précédent. Mais si les premiers pas des recrues étaient à point, les fantasmes de l’été sont vite partis. Imbula s’est installé durablement sur le banc, remplacé par un Cheyrou moyen mais influent dans le vestiaire. Payet n’apporte presque rien hormis quelques éclairs, Lemina ne comprend plus pourquoi il est tant préservé. Presque tout le monde finit par tirer la couverture à soi, même Thauvin, efficace mais souvent trop occupé à briller seul. La faute, principalement, à un coach qui n’a pas su gérer son effectif. Trop gentil avec certains, peu cohérent tactiquement en Ligue des champions, Baup a en quelque sorte conduit certains joueurs vers leurs fautes. Loin de la réussite de la saison passée, tombé dans un groupe de spartiates en Ligue des champions, il a perdu les pédales et n’a pas pu compter sur ses petites roues. Les blessures jointes d’Ayew (le vrai) et Valbuena ont en effet laissé l’OM dans la boue. Sans parler de celle de Mendes, au moins aussi bon qu’Nkoulou en début de saison.

Un 9 à la cote

Mais en dehors de ces problèmes de gestion, une lacune profonde handicape l’OM. Une carence flagrante dès la première rencontre européenne face à Arsenal au Vélodrome. Les phocéens n’ont aucun numéro 9 de gros calibre, aucun finisseur tranchant et inspiré. Gignac, arrivé pour remplacer Niang il y a 3 ans, est définitivement à ranger dans la catégorie « volontaire ». Un peu comme quand on dit de quelqu’un qu’il est brave. Il essaye, s’obstine, mais ne jouera jamais dans la cour des grands. Jordan Ayew, lui, semble se diriger vers une carrière fade, incapable de comprendre que le football se joue à 11 et si possible avec de la vitesse. Quant à Khalifa, il a moins eu sa chance mais n’est évidemment pas le taulier dont a besoin tout Marseille.

José, des souvenirs pour se relever

Baup écarté par Vincent Labrune, c’est Anigo qui a repris le volant du navire olympien, en attendant un vrai coach. Dix ans après la finale de Coupe de l’UEFA, le directeur sportif marseillais est revenu sur le banc pour atteindre la trêve sur une bonne note. Malgré une ultime défaite européenne hier au Vélodrome, l’OM a montré du caractère, celui qu’il faut imposer quand tout fout le camp. Plus ferme, en misant sûrement sur l’orgueil de ses troupes, Anigo représente symboliquement le dernier chaînon authentique du club. L’ancien « minot » de 1981, qui avait sauvé son club à la hargne et l’envie, doit recadrer les âmes égarées. Histoire de reprendre l’ascension vers une qualification européenne nécessaire.

Baptiste Paquelier

Tag(s) : #Ligue 1, #Ligue des Champions

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