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Les Bleus sortent du gouffre

Crédit photo : ATP / Franck Fife

Cinq jours après une sortie géorgienne médiocre, l’Équipe de France enchaînait avec un autre match qui pue en Biélorussie. Menés deux fois, les hommes de Deschamps ont quand même fini par l’emporter. À défaut de style, on a vu de la volonté.

Première bonne nouvelle quand les compos sortent, Benzema est sur la touche. Même pour lui, c’est positif. Autre bon point, le changement de système avec un passage en 4-2-3-1. Par contre, la titularisation de Payet interroge, alors qu'on sent le match sans espaces à plein nez.

Proches du néant

Il faut moins de cinq minutes pour comprendre que les Bleus vont ramer. En bloc derrière, à l’aise pour ressortir le ballon, les Biélorusses sont tout près d’ouvrir le score sur leur première incursion. Balanovic (que Google ne connaît quasiment pas) met Abidal à l’amende sur dix mètres et envoie le ballon tout près du poteau de Lloris. Juste après avoir passé les 500 minutes sans marquer, record qui datait de l’entre-deux-guerres, les Bleus arrivent enfin à mettre en danger les locaux. Koscielny est contré après un corner cafouillé et rate son cadeau d’anniversaire. Alors qu’on commence déjà à douter, Filipenko enfonce carrément les Bleus. Sur une tête presque anodine, Lloris fait une faute de main indigne et prouve que le niveau de confiance de l’EDF est en dessous de zéro. Plus rien jusqu’à la pause, et on pense à la victoire de la Finlande en Géorgie. Mathématiquement, la troisième place est encore possible.

Faux départ

Heureusement, les Bleus égalisent dès la reprise. Ribéry obtient le pénalty, Ribéry transforme, et on se dit que ça va le faire. Valbuena, qui apporte sans cesse des solutions, inquiète Veremko d’un tir vicieux. Les hommes de Deschamps semblent tenir enfin le match. Sauf que Kalachev tente une frappe a priori désespérée et que Lloris perd ses mains pour la deuxième fois de la soirée. Surréaliste, même un grand gardien peut atteindre le niveau minime dans cette période noire.

Fin de la blague

Nasri remplace enfin Payet pour trouver la clé, plus dure à chopper que celle de Fort Boyard. Ribéry égalise trois minutes après sur un service de Valbuena en bout de course et on y croit de nouveau. Les deux bonhommes combinent encore à la 70e et Nasri envoie les Bleus devant d’une frappe sèche à ras de terre. Avant que Pogba ne close le suspense sur un corner cafouillé. 4-2, score et match dingues qui ne rassurent pas vraiment. L’essentiel est assuré avec les barrages, en espérant qu’ils ne soient pas trop solides.

B. Paquelier

Tag(s) : #Équipe de France

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