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Si près des étoiles...

Photo :AFP/QUIQUE GARCIA

"Voilà c'est fini". Comme pour paraphraser une chanson des années 80. C'est fini, mais hier soir, Paris a prouvé qu'il avait atteint le haut, le très haut niveau.

Barcelone n'avait donc pas bluffé. Enfin à moitié. Lorsque Pastore a ouvert la marque, les caméras se sont tournés vers un homme, un seul :
Leo Messi. Une entrée, une accélération, qui amène à l'égalisation de Pedro. Cruel pour les Parisiens. Barcelone hier soir, c'est seulement deux tirs cadrés. Une possession de balle au dessus de la moyenne certes, mais pas de domination à outrance.

Parce qu'en face le PSG avait une arme non négligeable : son milieu de terrain Verratti/Motta. Impressionnant de propreté, régal pour les yeux, les deux Italiens ont permis aux Parisiens de ne jamais paniquer, de relancer le ballon proprement, et surtout d'aérer le jeu de leur équipe. C'était le plan du "Mister" Ancelotti. Il a fonctionné à merveille.
C'est la patte du coach Italien, qu'on a senti tout au long du match : Son équipe était discipliné tactiquement, collectivement au point. Plus que jamais, Paris semble avoir trouvé son équilibre. L'ancien coach de Milan, a enfin imprégné ce PSG de son expérience et de sa qualité. De bon augure.

Javier Pastore, a failli lui, amortir les 42 millions en un seul match. Mais l'Argentin, a franchi un cap cette saison.
Techniquement, mais surtout, dans l'envie et dans l'effort il est un ton au dessus de l'année dernière. Dans un poste inhabituelle pour lui de milieu gauche, il progresse vitesse grand V. Reste, qu'il doit encore savoir concilier ses efforts défensifs et offensifs. Il a parfois ce petit manque de lucidité, qui en ferait un top player. Mais Javier est sur la bonne voie. Son but en est la preuve et confirme une donnée qu'on omet souvent : Devant les buts, l'ancien joueur de Palerme ne panique rarement.

Derrière Jallet a confirmé, que ces matchs était difficile pour lui. Il n'a pas atteint ce niveau, et n'oublions jamais que le PSG ne l'avait pas pris pour cela. Mais bien pour être la doublure de Ceara. Or dans un 1/4 de finale de Ligue des Champions, face à Barcelone, l'envie ne suffit pas. Constamment dépassé, les Barcelonais ont souvent appuyé là ou le PSG avait mal : son côté droit. Et si l'heure de VDW avait sonné?

Alex lui, c'est du solide. Il a l'habitude de ces gros matchs. L'expérience il a. Et son entente avec Silva saute aux yeux. Deux monstres hier soir.

Enfin pour finir, Zlatan quitte la compétition par une nouvelle passe décisive. Souvent rallié, pour sa soit-disant, non-motivation, le Suédois a confirmé hier qu'il savait jouer pour les autres et avec eux. Point d'appui, permettant au bloc Parisien de monter, il a été un danger permanent pour les défenseurs Barcelonais, jouant quasiment numéro 10 et libérant les espaces pour Lavezzi et Lucas.

Quoi qu'il en soit, 20 mois après le début du projet "Qatari", le PSG a montré qu'il pouvait être un concurrent crédible à l'Europe. Les regrets sont encore présent ce matin. Mais comme l'a dit Leonardo, hier soir :
"18 ans après, on veut ramener le titre à Paris...On veut remplir les Champs-Élysées..."

Place donc à Troyes samedi, au stade de l'aube. Un tout autre monde. Mais pas moins important...

Les notes :
Sirigu (6)
Jallet(4)
Alex(7)
Silva(7)
Maxwell(5)
Verratti(6)
Motta(7)
Lucas(6)
Pastore(7)
Ibrahimovic(6)
Lavezzi(4)

Amezienne Rehaz

Tag(s) : #Ligue des Champions

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